D. susurre à notre oreille attentive qu'à son âge, quatre-vingt-deux ans, l'acuité de son regard lui permet de lire entre les lignes de certains livres, commentaires de Facebook compris. Elle nous fait sourire, on voit dans l'insistance de ses propos une manière étonnante de se raccrocher au monde, même si cette foule d'individus, parfois, nous fatigue. On commente le roman de Mélissa Grégoire, Une joie sans remède.
Contrairement à notre démarche habituelle, soit décrypter le récit, noter l'appréciation, on dévoile de suite les impressions qu'on a portées sur ce roman qui, par son intelligence discrète, par sa force d'écriture, son savoir, nous a ravie, émue. L'histoire est simple, hélas, tant de fois répétée. Une jeune femme de trente-trois ans, Marie, professeure de littérature dans un collège, est en état dépressif. Elle s'observe dans son propre miroir, consigne en vrac les éclats dispersés portant les noms d'êtres aimés. Ses grands-parents, ses parents, son conjoint. Ses étudiants à qui elle enseigne des textes d'écrivains un peu surannés, oubliés, tel Georges Bernanos. Le récit nous emporte vers la dérive de Marie, sans aucune mièvrerie, qui se questionne sur ses manques affectifs, effectue une descente vertigineuse vers des blessures mal cicatrisées. Ne pouvant se libérer seule de ses entraves qui l'étouffent et l'amoindrissent, elle devra cesser de travailler. Consulter. D'abord, un médecin généraliste, un dermatologue. Enfin, un psychanalyste.
Quand Marie entre en scène, guidée par la main bienveillante et réfléchie de l'écrivaine Mélissa Grégoire, une de ses deux grands-mères agonise. Celle-ci a été institutrice, s'est mariée, a mis des enfants au monde. Parfois, Marie nous a semblé refléter la personnalité en apparence effacée de la vieille femme, chargeant ses épaules alourdies de son existence contraignante. Faisant brièvement le bilan de sa vie, la grand-mère n'a distribué que bonté et amour autour des siens. Dépendante de ses sentiments qui feront d'elle une femme frustrée, rarement amère. Sentiments insatisfaits, subodorés dans l'humilité des métaphores qu'elle utilise pour rassurer sa petite-fille. Après sa mort, Marie héritera, entre autres babioles, de son cahier intime. Il y a la mère de qui Marie est proche, elle a élevé ses deux filles comme elle a pu, le père travaillant de nuit dans une usine. Les femmes que Marie coudoie sont des êtres abimés par de douloureuses expériences, mais que la joie intérieure ne quitte jamais, ni ne trahit. Joie innée embellissant le parcours de ces femmes. C'est peut-être ce qu'il reste quand notre monde personnel a déposé les armes afin de nous apaiser. Telle Nancy, que la solitude accable. Telle Catherine, brillante et forte, qui a tenté de s'ôter la vie. Puis, la fantasque Irène qui clora le récit, assise auprès de Marie, sa vieille amie refusant de continuer à disséquer l'histoire tragique de son existence. Ne dira-t-elle pas à Marie que les histoires humaines sont pleines de trous...
Avant d'en arriver à cette féminine conclusion, la narratrice se ressaisira grâce à l'écoute de son psychanalyste avec qui elle entretiendra une relation fusionnelle. Marie se laissera aller aux souvenances déboulées de l'enfance, de l'adolescence, précisant l'âge et les lieux de quelques traumatismes nostalgiques. Les femmes, toujours, ont la part belle et souffrante dans la jeunesse de Marie, des écrivaines renommées parsemant leur réflexions entre les pages. On cite Etty Hillesum, Siri Hustvedt... Les hommes tiennent un rôle non secondaire, celui de pourvoyeur familial. Eux aussi ont des regrets qu'ils taisent, réprimant dans leur silence forcené une colère volcanique. Comme l'oncle Almanzor qui « n'était plus que l'ombre de lui-même ». Séquence émouvante de la repentance évoquée par Marie, petite fille. Son père est soumis lui aussi à de grandes peines, à de profonds regrets. Homme lucide, conscient d'avoir manqué des bouts de ses années vitales. La joie qui ensoleille les femmes tourbillonnant autour de Marie, n'atteint pas ces hommes encaqués dans leur misère morale. Il n'y a que son conjoint, Antoine, tellement compréhensif, qu'une sorte de grâce habite, qui répondra au désir de sa compagne : la laisser seule, le temps qu'elle guérisse. Qu'elle trouve une réponse à son propre interrogatoire. Les images affluent pendant qu'elle veille sur sa grand-mère mourante, que s'exposent les anciennes peurs de sa mère. La violence de son ex, brièvement surgie, la déconcerte. Sa rencontre avec Antoine, divorcé, père et grand-père. Sa nécessité à elle de vouloir un enfant, ce qu'il refuse silencieusement. C'est un puzzle qu'elle devra débroussailler avant que les pièces humaines s'ajustent à leur place initiale. Que Marie renoue avec ses semblables, les entrainant vers une réconciliation avec elle-même. Mais là où domine la joie, rien n'est impossible. Éclats de joie, éclats de peine, s'intégreront les uns aux autres, transcendant la beauté de l'écriture d'une écrivaine qui croit, avec raison, à la force de la littérature, surtout à la pensée libératrice qu'elle procure en l'enseignant à des plus jeunes qu'elle. Si la joie c'est d'exister, comme le précise Mélissa Grégoire, chacune et chacun, malgré sa fragilité, remontera de son " trou ", lieu de naissance obscur, avant d'atteindre la salvatrice lumière.
Une joie sans remède, Mélissa Grégoire
Leméac Éditeur, Montréal, 2020, 218 pages
Critique de livres, romans, nouvelles, récits.
Écrire est un acte d'amour. S'il ne l'est pas, il n'est qu'écriture. Jean Cocteau
lundi 17 février 2020
lundi 10 février 2020
Les rebuffades légitimes de nos crispations *** 1/2
Cinquante ans plus tôt s'envolait Apollo 11 vers la planète Lune. On a éprouvé un léger vertige en évoquant ces cinq décennies pendant lesquelles on a traversé plusieurs phases existentielles. Avant tout, on a grandi puis, on a changé de pays, connu et adopté une culture différente. Puis, on s'est rendu compte, en fustigeant des êtres humains récalcitrants, qu'on est bien là où on est. On défend ce pays comme étant le nôtre. On parle des récits de Jean-Jacques Pelletier, Intérieurs.
Regroupés en un ensemble cohérent, ces trois récits aux relents fantastiques traitent de l'irrationnel de notre corps, de ce qui déroute notre esprit, l'un et l'autre parfois fatigués de se taire alors qu'il serait plus sage de se rebiffer contre les désagréments qui nous minent. Nous tenons en réserve tant de déboires, tant de déceptions morales, qu'un jour, sans que nous nous y attendions, le corps se manifeste, utilisant son propre langage. Ce qui arrive au narrateur de la première histoire, la plus longue, la plus consistante, lorsque des bouches apparaissent dans son dos et son cou, sur son torse. Mais avant, comme pour l'obliger à ne prononcer que l'essentiel de ses récriminations, un matin, il se réveille, sa dentition prisonnière d'un carcan de métal. Il ne peut desserrer les mâchoires, il bafouille, essaie de paraitre normal, dans la mesure où nous savons ce que représentent les limites de la normalité. Il a beau chercher ce qu'il a fait la veille, il ne trouve rien de répréhensible qui aurait pu justifier un tel réveil incongru. La fête d'un ami, le restaurant, le retour à la maison. Sa compagne est absente momentanément, ce dont il a l'habitude. Comment faire face à son interrogatoire quand elle rentrera ? Elle voudra tout savoir dans les moindres détails. Habitant Québec, il ne lui reste qu'à inventer un prétexte pour se rendre à Montréal. Dans la ville, il se promène, décide de visiter un spécialiste. Dans sa chambre d'hôtel, le narrateur est persuadé d'être devenu un monstre. De retour à Québec, sa compagne admet plutôt bien son handicap. Ils devraient prendre une semaine de vacances, suggère-t-elle, ce qu'il souhaite mais refuse. Pendant la nuit, les choses se gâtent encore davantage. Il ressent une vive douleur à l'omoplate. Première bouche. Va s'ensuivre une période de cauchemars, l'apparition de deux autre bouches, indépendantes de lui. Échangeant des propos qu'il ne peut faire taire, qui le terrifient. Entre elles, les bouches tissent un dialogue déconcertant, l'obligeant à mettre en pratique d'anciens cours de relaxation. On ne peut mentionner les affres par lesquelles dérive le narrateur, décrire l'angoisse qui le taraude, ce serait livrer les intentions de l'écrivain qui donne à ce récit iconoclaste une approche déconcertante, persuadé qu'une certaine monstruosité nous habite, nous manipule, sans que nous y prenions garde. Fiction qui aurait pu se parer d'une froideur exquise mais qui, à l'inverse, laisse une grande place aux émotions submergeant le narrateur. Jusqu'au dénouement, qu'il est inutile de vouloir comprendre. Le but de l'écrivain n'étant pas de rétablir la conformité de nos déraisonnements.
Les deux autres récits résument ce qu'aurait pu traverser l'homme aux bouches dévastatrices. Dino essuie un flot de questions de la part de sa femme quand elle repère des traces de morsure sur le corps de son mari. Ce dernier n'a aucune explication décente à lui fournir. Depuis plusieurs jours, des morsures griffent sa peau, elles se multiplient. Avec regret, sa femme fait ses valises, ne pouvant plus supporter les mensonges de son conjoint. Le médecin qu'il consulte ne peut l'aider, lui conseille un confrère chez qui il se rendra quand les morsures deviendront trop douloureuses. Dino se soumettra à une série de tests, à un questionnement sous hypnose. Son cas, rare, fracassera le silence des spécialistes du monde entier, jusqu'à l'absurde, jusqu'aux projets les plus sordides. Même des personnalités religieuses s'en mêleront, souhaitant détenir en Dino, martyrisé par les morsures inexplicables, un authentique stigmatisé. Il se révèle tel un damné quand les blessures ont raison de sa vie, le précipite dans un état végétatif, appâté par la mort. Qui, elle aussi, deviendra aberrante. Plusieurs interprétations se prêtent à la moralité. On songe à des pays qu'une guerre nucléaire pourrait anéantir, comme le terrifiant largage des deux bombes sur le peuple japonais. Des tonnes de déchets surgissent des océans, se compactent, n'est-ce pas normal dans un monde menacé de toutes parts et dont les responsables n'endiguent rien, ne sollicitant que grognements, ne servant que leurs pérennes intérêts.
Le troisième récit, très bref, reflète ce que nous venons de suggérer. Victor a un appétit insatiable qu'aucune nourriture ne peut altérer. À toute heure du jour et de la nuit, il lui faut manger. Rien ne le fait grossir malgré la quantité d'aliments qu'il ingurgite. À son travail, il se réfugie dans les toilettes pour se nourrir, jusqu'au jour où le directeur du centre de recherche sur l'énergie nucléaire où Victor travaille, le convoque, lui avoue qu'il est surveillé, il n'est pas question de le renvoyer mais de l'aider. Son appétit étant disproportionné, il sera soumis à une batterie de tests pour comprendre le processus dont il semble être victime. Les tests s'avérant inutiles et inefficaces, cette fois il sera renvoyé. Ne pouvant plus couvrir sa facture d'épicerie, Victor aura une idée étrange qui fonctionnera au-delà de ses espérances... Aucun humain ne pouvant supporter un tel régime alimentaire, Victor retournera consulter les chercheurs de sa compagnie. Mais aucune anomalie ne sera découverte, sauf qu'il grossit exagérément. C'est un point noir repéré sur les clichés pris au scanner qui donnera une idée à l'un des chercheurs. Victor n'est plus qu'une boule d'énergie incandescente dont il faut se débarrasser...
Ces deux dernières histoires sont d'un pessimisme bouleversant. Le monde se montre impitoyable, bien qu'à un niveau moindre, il soit encore à la portée de nos désespérances physiques et mentales. Jean-Jacques Pelletier signe avec brio une série d'événements dépeints sous forme de fables, nous préparant à affronter une déshumanisation d'une société piégée dans un minéral sidérant, l'éloignant de sa vocation première, soit distribuer la bonté qui, de temps à autre, filtre l'esprit des humains. Désenchantement et désœuvrement semblent être devenus les deux mamelles d'un monde qui se désintègre, quelques écrivains ayant suffisamment de lucidité ironique pour nous signaler la gangrène qui nous empoisonne. L'appétit vorace de Victor, les bouches dévoreuses de chair de Dino, métaphoriques alarmes qui tintent lugubrement à nos oreilles...
Intérieurs, Jean-Jacques Pelletier
Bibliothèque québécoise ( BQ ), Montréal, 2018, 149 pages
Regroupés en un ensemble cohérent, ces trois récits aux relents fantastiques traitent de l'irrationnel de notre corps, de ce qui déroute notre esprit, l'un et l'autre parfois fatigués de se taire alors qu'il serait plus sage de se rebiffer contre les désagréments qui nous minent. Nous tenons en réserve tant de déboires, tant de déceptions morales, qu'un jour, sans que nous nous y attendions, le corps se manifeste, utilisant son propre langage. Ce qui arrive au narrateur de la première histoire, la plus longue, la plus consistante, lorsque des bouches apparaissent dans son dos et son cou, sur son torse. Mais avant, comme pour l'obliger à ne prononcer que l'essentiel de ses récriminations, un matin, il se réveille, sa dentition prisonnière d'un carcan de métal. Il ne peut desserrer les mâchoires, il bafouille, essaie de paraitre normal, dans la mesure où nous savons ce que représentent les limites de la normalité. Il a beau chercher ce qu'il a fait la veille, il ne trouve rien de répréhensible qui aurait pu justifier un tel réveil incongru. La fête d'un ami, le restaurant, le retour à la maison. Sa compagne est absente momentanément, ce dont il a l'habitude. Comment faire face à son interrogatoire quand elle rentrera ? Elle voudra tout savoir dans les moindres détails. Habitant Québec, il ne lui reste qu'à inventer un prétexte pour se rendre à Montréal. Dans la ville, il se promène, décide de visiter un spécialiste. Dans sa chambre d'hôtel, le narrateur est persuadé d'être devenu un monstre. De retour à Québec, sa compagne admet plutôt bien son handicap. Ils devraient prendre une semaine de vacances, suggère-t-elle, ce qu'il souhaite mais refuse. Pendant la nuit, les choses se gâtent encore davantage. Il ressent une vive douleur à l'omoplate. Première bouche. Va s'ensuivre une période de cauchemars, l'apparition de deux autre bouches, indépendantes de lui. Échangeant des propos qu'il ne peut faire taire, qui le terrifient. Entre elles, les bouches tissent un dialogue déconcertant, l'obligeant à mettre en pratique d'anciens cours de relaxation. On ne peut mentionner les affres par lesquelles dérive le narrateur, décrire l'angoisse qui le taraude, ce serait livrer les intentions de l'écrivain qui donne à ce récit iconoclaste une approche déconcertante, persuadé qu'une certaine monstruosité nous habite, nous manipule, sans que nous y prenions garde. Fiction qui aurait pu se parer d'une froideur exquise mais qui, à l'inverse, laisse une grande place aux émotions submergeant le narrateur. Jusqu'au dénouement, qu'il est inutile de vouloir comprendre. Le but de l'écrivain n'étant pas de rétablir la conformité de nos déraisonnements.
Les deux autres récits résument ce qu'aurait pu traverser l'homme aux bouches dévastatrices. Dino essuie un flot de questions de la part de sa femme quand elle repère des traces de morsure sur le corps de son mari. Ce dernier n'a aucune explication décente à lui fournir. Depuis plusieurs jours, des morsures griffent sa peau, elles se multiplient. Avec regret, sa femme fait ses valises, ne pouvant plus supporter les mensonges de son conjoint. Le médecin qu'il consulte ne peut l'aider, lui conseille un confrère chez qui il se rendra quand les morsures deviendront trop douloureuses. Dino se soumettra à une série de tests, à un questionnement sous hypnose. Son cas, rare, fracassera le silence des spécialistes du monde entier, jusqu'à l'absurde, jusqu'aux projets les plus sordides. Même des personnalités religieuses s'en mêleront, souhaitant détenir en Dino, martyrisé par les morsures inexplicables, un authentique stigmatisé. Il se révèle tel un damné quand les blessures ont raison de sa vie, le précipite dans un état végétatif, appâté par la mort. Qui, elle aussi, deviendra aberrante. Plusieurs interprétations se prêtent à la moralité. On songe à des pays qu'une guerre nucléaire pourrait anéantir, comme le terrifiant largage des deux bombes sur le peuple japonais. Des tonnes de déchets surgissent des océans, se compactent, n'est-ce pas normal dans un monde menacé de toutes parts et dont les responsables n'endiguent rien, ne sollicitant que grognements, ne servant que leurs pérennes intérêts.
Le troisième récit, très bref, reflète ce que nous venons de suggérer. Victor a un appétit insatiable qu'aucune nourriture ne peut altérer. À toute heure du jour et de la nuit, il lui faut manger. Rien ne le fait grossir malgré la quantité d'aliments qu'il ingurgite. À son travail, il se réfugie dans les toilettes pour se nourrir, jusqu'au jour où le directeur du centre de recherche sur l'énergie nucléaire où Victor travaille, le convoque, lui avoue qu'il est surveillé, il n'est pas question de le renvoyer mais de l'aider. Son appétit étant disproportionné, il sera soumis à une batterie de tests pour comprendre le processus dont il semble être victime. Les tests s'avérant inutiles et inefficaces, cette fois il sera renvoyé. Ne pouvant plus couvrir sa facture d'épicerie, Victor aura une idée étrange qui fonctionnera au-delà de ses espérances... Aucun humain ne pouvant supporter un tel régime alimentaire, Victor retournera consulter les chercheurs de sa compagnie. Mais aucune anomalie ne sera découverte, sauf qu'il grossit exagérément. C'est un point noir repéré sur les clichés pris au scanner qui donnera une idée à l'un des chercheurs. Victor n'est plus qu'une boule d'énergie incandescente dont il faut se débarrasser...
Ces deux dernières histoires sont d'un pessimisme bouleversant. Le monde se montre impitoyable, bien qu'à un niveau moindre, il soit encore à la portée de nos désespérances physiques et mentales. Jean-Jacques Pelletier signe avec brio une série d'événements dépeints sous forme de fables, nous préparant à affronter une déshumanisation d'une société piégée dans un minéral sidérant, l'éloignant de sa vocation première, soit distribuer la bonté qui, de temps à autre, filtre l'esprit des humains. Désenchantement et désœuvrement semblent être devenus les deux mamelles d'un monde qui se désintègre, quelques écrivains ayant suffisamment de lucidité ironique pour nous signaler la gangrène qui nous empoisonne. L'appétit vorace de Victor, les bouches dévoreuses de chair de Dino, métaphoriques alarmes qui tintent lugubrement à nos oreilles...
Intérieurs, Jean-Jacques Pelletier
Bibliothèque québécoise ( BQ ), Montréal, 2018, 149 pages
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